La série
Masjid al-Haram, le bâtiment qui ne peut pas s'arrêter
C'est le seul édifice au monde dont le centre ne peut pas bouger, autour duquel des millions de personnes doivent tourner, dont le nombre augmente, et qui ne peut pas fermer pour travaux. Quatorze siècles de réponses techniques à une contrainte qui ne change jamais.
Ce que raconte cette série
Elle ne raconte pas l'histoire d'un monument, elle suit un problème. Dès l'an 638, la foule qui tourne déborde dans les maisons voisines, et la réponse est déjà celle d'aujourd'hui : acheter, démolir, repousser la limite. Ce qui change au fil des siècles, c'est l'échelle et le prix. La méthode, elle, ne change pas, parce que la contrainte ne change pas non plus.
La contrainte est religieuse, la réponse est technique. Nous traitons la seconde et ne tranchons jamais la première.
Là où la série Séries traite de la direction et de sa géométrie, celle-ci traite de l'enceinte et de son ingénierie. Pour les faits généraux sur l'édifice, voir sa fiche dans notre sélection.

Il a fallu démolir un quartier
En 638 il n'y a pas de mosquée à La Mecque. Ce qui déclenche sa construction n'est pas le prestige, c'est que la foule qui tourne déborde dans les maisons voisines.

Le feu a été éteint par une inondation
En 1399 un incendie emporte un tiers du sanctuaire. C'est une crue qui l'arrête, en abattant encore des portiques au passage. De cette nuit découle la raison pour laquelle la plus vieille pierre du bâtiment n'a que 450 ans.

La Kaaba que vous voyez a été reconstruite après une crue
La Mecque est dans une vallée et le sanctuaire au point bas. En avril 1630, une crue fait tomber des murs de la Kaaba. L'édifice qu'on voit aujourd'hui est celui qu'on a relevé après.
Les chapitres à venir
La série est à numérotation ouverte. Les chapitres paraissent au fil de leur vérification.
- La pierre volée pendant plus de vingt ans, et la monture qui est une réparation
- La kiswa, refaite entièrement chaque année
- Le problème du débit
- La solution : empiler les niveaux
- Le chantier qui n'interrompt jamais la prière
- Zamzam : la margelle supprimée pour dégager le passage
- Le maqam Ibrahim (paix sur lui) : l'édicule réduit pour élargir le tour